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"A l’intérieur de l’Oil City, il y avait peu de lumière, de la musique et une atmosphère âcre et parfumée. Doris était assise au bar, elle causait avec un homme de petite taille, qui portait un casque en plastique blanc et une tenue de chantier en toile. Il avait une queue de cheval qui lui tombait jusqu’au milieu du dos. Deux verres étaient posés devant eux, sur le comptoir ainsi que les gants de travail du type et quelques billets d’un dollar. En parlant, Doris et lui se regardaient, les yeux dans les yeux. Je trouvai qu’il avait l’air d’un Indien, à cause de ses cheveux et parce qu’il y en avait deux ou trois autres dans l’établissement…" Apparté d’Oriane (feutre rose) : le pouvoir des mots… Toujours un mystère pour moi. «Une atmosphère âcre et parfumée» ne dit rien. Comment définir cette «acreté», ce «parfum» et pourtant cette expression est suffisamment évocatrice pour m’entraîner dans un lieu qui comporte une certaine dose d’exotisme que je ressens physiquement. Doris est Doris et ce seul nom suffit à me donner une vision d’une femme particulière. A creuser…
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